L’Illinois, “notre” quatorzième Etat sur les cinquante que dénombre l’Amérique. L’Illinois, encore une heure de décalage horaire soit sept heures de moins qu’en Suisse, 35 degrés à l’ombre, 80% d’humidité, et toujours ces satanés moustiques. Pas de quoi se lamenter toutefois si l’on en croit la météo qui indique des températures encore bien plus élevées dans le Sud du pays. L’Illinois, sa petite ville d’Oregon, 4100 âmes, et un grand chef amérindien du nom de Black Hawk qui hante les lieux et domine le fleuve Rock River…
L'imposant chef Black Hawk.
Vendredi 13 août, tiens…
L’Illinois, une étape inoubliable, et que de mésaventures : mon iBook fracassé en dégringolant de l’armoire ; une crevaison au pneu avant droit du motorhome ; et mon très cher James qui se coince méchamment deux doigts dans la portière. Heureusement, grâce à mes bons soins, nous avons évité de justesse une amputation du pouce et de l’index… Ouf !
Grâce à l’assurance "Good Sam", nous pouvons bénéficier d’une assistance technique et gratuite tout au long de notre voyage.
Et voilà l’intrus!
Cerise sur le gâteau, notre voiture “kidnappée” en plein Chicago. Il est près de 23 heures en ce vendredi 13 août lorsque nous sortons du “Green Mill”, le club de jazz où Al Capone avait ses habitudes. Arrivés au parking soit disant gratuit, notre voiture avait… disparu ! Grand moment de panique. Passe une patrouille de police. Mais elle ne s’arrête pas malgré nos sifflements et gesticulations frénétiques. Interrogeons alors un couple qui flirtait dans le coin : rien vu, rien entendu. Finalement, en regardant de plus près l’écriteau du parking, nous découvrons inscrit en tout petits caractères : “…strictement réservé aux clients du Restaurant…”. Après moult péripéties, nous récupérons enfin notre véhicule à la fourrière moyennant… 170 dollars ! Une belle arnaque !
Chicago où le jazz est roi. Comme ici, au "Green Mill", un club où Al Capone avait ses habitudes.
Moins frénétique que New York
L’Illinois fut aussi et surtout l’occasion pour nous d’un retour bienvenu à la civilisation après plusieurs semaines passées à la campagne. Comment ? En découvrant la mégalopole Chicago, son métro aérien et son centre-ville rythmé par des airs de jazz à chaque coin de rue. Chicago, le départ de la fameuse et ô combien célèbre Route 66 (ou du moins ce qu’il en reste) qui mène sur la côte ouest et que nous ne manquerons pas de sillonner.
Chicago, son métro aérien...
Chicago, le départ de la fameuse et ô combien célèbre Route 66 (ou du moins ce qu’il en reste) et dont le tracé se termine à Santa Monica Boulevard, Los Angeles.
Chicago, une ville parsemée d’arbres et de parcs où il fait bon vivre en été, mais où, paraît-il, les hivers sont extrêmement rudes. Une ville bien moins frénétique et stressante que Manhattan, où règne une ambiance de Côte d’Azur lorsque l’on se promène sur les rives du lac Michigan, à deux pas du centre-ville.
Chicago, c’est aussi de très bonnes tables, dont celle de Mauro Mafrici, un Italien exilé aux Etats-Unis depuis une vingtaine d’années qui a enchanté nos palais avec ses focaccia, son risotto au safran et son saumon qui font la renommée du “Pelago ristorante”, cinq étoiles au guide Michelin. Bravo et grazie Mauro !
Mauro Mafrici, chef et patron du "Pelago ristorante".
Mafia blues
Chicago, enfin, ville phare de la mafia durant la prohibition (1923-1933). Avons d’ailleurs retrouvé la maison d’Al Capone, au Sud de la ville où les chics résidences d’alors ont fait place aujourd’hui à un quartier afro-américain où il ne fait pas bon traîner ses sabots. Avons également déniché sur Clark Street l’emplacement du garage où a eu lieu le terrible massacre de la Saint-Valentin commandité par Capone contre un gang rival. Mais ici à Chicago, l’on préfère sciemment occulter cette sombre époque. D’où la démolition (décidée par l’administration en 1967) du garage où s’est perpétré ce carnage, le 14 février 1929.
Aujourd'hui, la maison où vivait Al Capone, ici au centre.
La même maison, en 1929...
3500 kilomètres déjà parcourus sur les routes du Nord Est du pays avec, comme derniers itinéraires, les Etats de West Virgina, de l’Ohio, du Michigan et enfin de l’Indiana. C’est là une autre Amérique, plus rurale, plus authentique et très pittoresque que nous découvrons. Avec encore et toujours des forêts, des champs de patates, d’oignons et de maïs à perte de vue à travers les petites routes cabossées menant d’un patelin à l’autre.
Un champ parmi tant d'autres...
Sédentaires par la force des choses Dans la plupart des petites bourgades où nous faisons halte, loin des sentiers battus et pas touristiques pour un sou, les autochtones sont surpris par notre présence. Et s’émerveillent au récit de notre périple, à l’instar de ce fermier à l’allure aussi pittoresque que le décor, de cet épicier au visage balafré, casquette militaire vissée sur la tête, de ce pompiste tatoué de la tête aux pieds, ou encore de cette mère de famille rencontrée dans une buanderie publique…. C’est que rares sont celles et ceux qui ont l’occasion de voyager un tantinet. Ne serait-ce que jusqu’à l’Etat voisin, faute de temps ou de moyens. Les vacances annuelles se limitant ici à une voire deux semaines, tandis qu’il leur faut attendre la bonne septantaine, et encore, pour espérer prendre – enfin !- leur retraite… Vive le capitalisme !
Jeudi 29 juillet: de West Virgina à l’Ohio Nous ne nous sommes pas attardés en West Virginia, juste le temps de quelques achats dans la ville de Weirton. Et d’étancher une petite soif dans un bar d’habitués, tous fans de musique country. Aux murs, d’anciennes plaques d’immatriculation de divers Etats, entre autres babioles. La barmaid plaisante avec notre accent. Et nous propose une bière locale. Sur le zinc du bar, des cendriers. “Vous pouvez fumer, pas de problème…” La tentation est trop grande… Si l’ambiance est conviviale, pas question pourtant de prendre racine ici. L’Ohio nous attend, à une petite heure de route. Ah ! L’Ohio, ses paysages tantôt profilés comme des montagnes russes, tantôt si plats que le ciel et l’horizon se confondent. L’Ohio, son beurre et ses glaces à la crème fraîche, et sa viande de bison qui, cela dit, ne vaut pas un bon T-bone steak de bœuf…
Une épicerie qui date de 1847... Sans la terrible Madame Oleson de la série "La Petite Maison dans la Prairie".
Mais l’Ohio est également connu pour son “Swiss Village” de Sugarcreek où superettes et autres épiceries proposent des produits suisses. Impossible enfin de ne pas évoquer l’Ohio sans un clin d’œil à cette curiosité locale qu’est le “Grand Serpent Mound”, un énorme monticule représentant un serpent sur plusieurs kilomètres. Un site aujourd’hui classé et protégé par la Société historique de l’Ohio et dont l’origine suscite toujours bien des interrogations.
L'Ohio, presque une colonie suisse. Ici une superette du "Swiss Village" de Sugarcreek.
La fondue crée la bonne humeur... Canicule ou pas!
Une curiosité de l'Ohio: le "Grand Serpent Mound" (photo Société historique de l'Ohio).
Lundi 2 août: la canicule perdure, même au Nord! Nous sommes impatients de mettre le cap sur le Nord, direction le Michigan. Pour fuir la canicule, l’humidité, et les moustiques ! Mais nous nous sommes réjouis un peu trop vite, car ce torride été s’est installé un peu partout dans le pays. C’est donc à l’ombre des abondants arbres, des feuillus et des pins qui font la particularité du Michigan que nous avons trouvé une relative fraîcheur. C’est ici aussi que nous avons rencontré de nombreux pêcheurs qui, été comme hiver, viennent taquiner brochets et truites sur les quatre « Great Lakes » du Nord Est de l’Amérique, le lac Superior, le lac Michigan, le lac Huron et le si romantique lac Erié. “Vous devriez revenir cet hiver pour tester le ice fishing, la pêche à la mode des Inuits…”
Jeudi 5 août: “Fast and Furious!” Aujourd’hui, destination l’Indiana. Et la petite ville de Logansport située à un peu plus d’heure de route au Nord de la ville d’Indiananpolis où se trouve l’un des plus prestigieux et plus anciens circuits automobiles du pays: l’Indianapolis Motor Speedway.
Imaginez un ovale d’asphalte incliné long de près de 4 kilomètres où les engins les plus performants atteignent 380 kilomètres à l’heure !
L'Indycar, très populaire aux Etats-Unis. Un sport qui s'apparente à la F1 (photo TopSpeed/DR)
Et ici, ce que l'on appelle le Nascar, le petit frère de l'Indycar qui a fait son apparition dans les années nonante (photo DR).
C’est ici d’ailleurs que bon nombre de célèbres pilotes d’Indycar se sont fait un nom avant de se mettre au volant d’une Formule 1, dont Jacques Villeneuve ou Juan Pablo Montoya, ce dernier d’ailleurs toujours en course en formule Nascar, le petit frère de l’Indycar. C’est ici aussi que plusieurs femmes se sont distinguées au volant de leur bolide à l’instar de la jeune Danica Patrick avec son numéro 7 qui est aujourd’hui la star montante des courses d’Indycar et de Nascar. Et notre pilote favorite que nous nous réjouissons de voir à l’action.
Sur la ligne d'arrivée, démarquée par des pavés d'origine datant de 1909.
Après un tour du circuit, à 40 kilomètres à l'heure, le vainqueur, au centre, donne sa conférence de presse.
——————————————————————————————- Le quiz du train
Souvent croisé, des trains genre Mad Max, d’énormes convois sans fin, des wagons de marchandises surtout…. Pas un passager à bord, si ce n’est le chauffeur de locomotive qui, à chaque fois que la voie ferrée croise une route, se plait à faire siffler à maintes reprises le puissant klaxon de sa loco. Un son typique des trains américains, à la fois rauque et lugubre, que l’on entend loin à la ronde. Avons estimé la vitesse du convoi, soit environ 45 kilomètres à l’heure. Avons également chronométré la durée de passage du convoi au dit croisement, soit 2 minutes et 23 secondes…
Quelle est alors la longueur de ce convoi… en miles ? Et l’âge du chauffeur ???
(Le vainqueur de ce quiz se verra offrir un vrai BBQ “à l’américaine” dans l’Etat de son choix. Rentrée scolaire oblige: à vos méninges ! En cas d’égalité, le tirage au sort sera fait par une main sûrement pas innocente…!)
That’s amazing ! Cette expression – qui signifie “C’est incroyable !” – est couramment utilisée par les Américains. Elle est d’ailleurs très appropriée pour évoquer ici les chutes du Niagara, ou encore notre rencontre avec des viticulteurs de la région du nord-ouest de l’Etat de New York… Tout comme cette fête de Noël en plein juillet à laquelle nous avons assisté dans le camping de Red Rock Ponds à Holley.
Amérique-Canada : 2-0
Que dire des chutes du Niagara, si ce n’est qu’elles figurent à notre palmarès personnel comme l’une des sept merveilles du monde. Les voir “pour de vrai”, vivre leur énergie, leur puissance, et se faire détremper à chaque fois que le vent tourne est un pur bonheur.
Nous avons choisi de les découvrir du côté américain puisque les trois chutes de la rivière Niagara, haut lieu du tourisme depuis plus d’un siècle, sont partagées par les villes jumelles de Niagara Falls au nord-ouest de l’Etat de New York, et Niagara Falls dans la province canadienne de l’Ontario, du lac du même nom.
A gauche, les chutes américaines dans leur décor naturel. A droite, une partie du "fer à cheval" des chutes du côté canadien où hôtels et casinos ont remplacé les espaces verts.
D’abord émerveillés par la beauté du site, avec son gigantesque parc de plus de 1700 hectares longeant la rivière Niagara du lac Erié au lac Ontario, un véritable havre de paix où il fait bon se prélasser dans une nature préservée et à l’accès entièrement gratuit, nous avons ensuite constaté avec regrets que, de l’autre côté de la rive, les Canadiens ont préféré le béton et le bitume à la verdure. Conséquence de cette frénétique course au business touristique ? Une succession de grands hôtels, de tours infernales et de casinos à gogo…
Nous voici donc une nouvelle fois perplexes quant à la philosophie canadienne, après nos dédales routiers en périphérie de la ville de Québec (voir article précédent). Et dire qu’un accord a été signé en 1929 entre les deux pays pour préserver l’ensemble du site des chutes du Niagara !
Vue des chutes américaines, avec au fond à gauche le View Point et une partie du pont menant du côté canadien.
Peu importe la douche, pourvu qu'on ait l'ivresse!
Sur “La route des vins du comté de Niagara”
Trêve de guéguerre nationaliste, il est un autre cliché que nous nous devons de briser : celui de la viticulture américaine. Car qui dit vins “made in USA” dit en général Californie… Et pourtant ! S’il est vrai que les grands producteurs de vins californiens demeurent les principaux exportateurs et représentants internationaux de la viticulture américaine, il existe également dans le pays d’autres nombreux Etats où ceps et terroir font très bon ménage.
Les rives américaines du lac Ontario en sont une preuve parmi d’autres. Ici, le climat humide et torride de l’été a permis à une dizaine d’agriculteurs de s’associer pour créer “La route des vins du comté de Niagara”. Parmi ceux-ci, la famille Vizcarra ou encore la famille Oakes qui, entre autres cultures maraîchères, ont choisi d’arrondir leur fin de mois en s’initiant à la viticulture.
La ferme de la famille Vizcarra bordée de ceps.
“Une expérience nouvelle car nous débutons tout juste… Notre première récolte date de 2004. Nous étendons chaque année un peu plus notre exploitation qui compte à ce jour 25 acres pour récolter annuellement environ trois miles caisses de grappes”, explique Oscar Vizcarra, un Péruvien émigré aux Etats-Unis dans les années 1970 pour y étudier l’agriculture, rencontrer son épouse Melinda, et reprendre les rênes de ce qui deviendra la ferme familiale en 1979, à Gasport. “Notre production est composée d’une vingtaine de vins, du blanc surtout dont du Riesling, ou ce que l’on appelle chez nous le Ice Wine, un vin très doux puisque récolté tardivement. Nous produisons également des vins à base d’autres fruits selon le même procédé. Dans la gamme des vins rouges, nous sommes très satisfaits de notre Red Rougon ou encore de notre Merlot”, poursuit Oscar Vizcarra.
Melinda et Oscar: une rencontre entre une Américaine et un Péruvien qui porte ses fruits
Les wine tasting proposés par la famille Vizcarra connaissent un succès fou.
Autant de vins que la famille de Darrel Oakes propose elle aussi dans sa ferme de Medina, mais sous d’autres noms à l’instar du Frontenac, du Meritage ou du Chambourcin… “Nos clients proviennent essentiellement de la région car notre petite production ne nous permet pas pour l’heure d’envisager un marché plus large”, admet Dave Lindsay, l’oenologue de la cave Oakes.
Dave Linsday et sa fille, de la cave Oakes.
En attendant cette éventuelle émancipation, nous avons ravi nos palais. Et deviendrons peut-être les premiers importateurs suisses de ces vins du Nouveau Monde.
Mon beau sapin, roi des forêts…
Après le petit blanc bien frais, place… au vin chaud ! Qui l’eût cru que Noël pouvait être célébré en plein juillet ici aux Etats-Unis, un pays où l’on ne badine pas avec les traditions, les croyances et la religion ? “C’est devenu une coutume dans la région que d’organiser une fête de Noël en juillet”, soulignent les responsables du camping de Red Rock Ponds à Holley où nous avons séjourné cette semaine. Et rien ne manquait à ce rendez-vous atypique, si ce n’est de la neige ! “Intéressant ! Nous allons y penser pour l’année prochaine…”
Oh! Oh! Oh! Qu'il fait chaud!
Noël en juillet: de quoi ravir les enfants!
... Et les plus grands aussi!
Prochain rendez-vous dans l’Ohio… (photos: Christine Schmidt)
Notre convoi sur la route 201, au bord de la Kennebec River...
Après cinq heures de route depuis Poland dans le Maine, bienvenue au Canada!
Après avoir quitté l’Etat du Maine et ses chaleureux habitants, nous avons repris la route direction le Nord sur la 95, puis la 201, pour longer la Kennebec River et faire un détour par le Canada.
Micmac routier
Vendredi 9 juillet : nous n’avions jamais visité la province, ni la ville de Québec jusqu’alors. Notre première impression, à peine arrivés aux limites de la cité, fut d’abord très décevante tant les infrastructures routières sont anarchiques et désorganisées ! Comment en effet ne pas perdre le Nord – et son sang froid – lorsque vous vous retrouvez en pleine circulation à la tête d’un convoi de 15 mètres sur une pseudo autoroute où souvent entrées et sorties ne font qu’une, et où soudainement quatre pistes ne font plus que deux… Un vrai micmac routier, qui n’a rien de commun avec les Micmacs, ce peuple amérindien de la côte nord-est d’Amérique dont plusieurs groupes vivent aujourd’hui au Canada.
Attendre pour “tomber en amour”
Il aura ainsi fallu ronger son frein et être très patient pour atteindre le camping Juneau à Saint-Augustin-de-Desmaures, à quinze minutes de Québec. Une fois notre campement installé, nous avions hâte de découvrir cette ville dont on nous avait tant vanté la beauté. Mais nous avons à nouveau dû faire preuve de grande patience avant de “tomber en amour”, comme le disent les Québécois. Et traverser quelques banlieues grisâtres et sans âme avant de se laisser séduire – enfin ! – par l’atmosphère magique du vieux quartier de Québec, des abords du fleuve Saint-Laurent, mais surtout de la basse ville qui nous a rappelé notre bonne vieille Europe, breuvages à gogo, croustilles et sous-marins en prime, le tout avec l’accent bien entendu (boissons, chips et sandwichs en français européen).
La basse ville de Québec nous a rappelé notre bonne vieille Europe.
Le château Frontenac, un lieu incontournable de la ville de Québec.
D’hier à aujourd’hui avec les Hurons-Wendat
Cette escapade québécoise fut également l’occasion d’une visite et d’un repas typiques dans un site traditionnel amérindien. Un village situé à Wendake, près de la ville de Québec “où mon peuple, les Hurons-Wendat s’est établi en 1697″, explique Mario, le propriétaire et fondateur de ce site qui porte le nom de Onhoüa Chetek8e, ce qui veut dire “D’hier à aujourd’hui”.
(voir le site www.huron-wendat.qc.ca)
Retour dans le temps avec la tribu des Hurons à Wendake.
Une der en Nouvelle-Angleterre
Lundi 12 juillet : il est temps pour nous de poursuivre notre périple américain après une dernière soirée à Terrebonne, dans la banlieue de Montréal (merci à Pierre et à Line pour leur sympathique accueil et le jacuzzi de minuit). C’est qu’il nous reste encore un dernier Etat de la région de la Nouvelle-Angleterre au nord-est des Etats-Unis à découvrir absolument avant de mettre le cap sur l’Ouest : le Vermont.
Comme le Léman, le lac Champlain ici à Colchester: la riviera du Vermont.
La statue du navigateur français et fondateur de la ville de Québec, Samuel de Champlain.
C’est à Colchester, au bord du gigantesque lac Champlain, du nom du navigateur français et fondateur de la ville de Québec, que nous avons pris nos quartiers cette semaine. Une semaine que nous avons voulu sportive, agrémentée par du golf et des randonnées en moyenne montagne.
James en pleine concentration pour un birdie sur le Essex Golf Course du Vermont.
Le domaine skiable de Bolton Valley "by summer": notre première randonnée en moyenne montagne.
"En une p'tite heure nous atteindrons le sommet..." dixit mon guide de mari.
Car le Nord et le centre du Vermont sont réputés pour leurs domaines skiables situés sur la chaîne des Green Mountains qui traverse le Canada et les Etats-Unis.
Le Vermont, c'est aussi de... l'énergie verte. Pour preuve, cette éolienne au sommet des pistes de Bolton Valley.
A défaut d'une buvette, c'est le télésiège hors service qui, une fois au sommet, nous a servi de bar-apéro.
Et ni la canicule, ni les moustiques, pourtant féroces, n’auront eu raison de nous. Chéri, t’as mis où la citronnelle ?
Cinq heures de route depuis l'Etat de New York, et nous voilà dans le Maine.
Voilà près d’une semaine que nous avons installé notre campement à Poland Spring, dans l’Etat du Maine à quelques kilomètres au nord de la ville de Portland. Réputée pour sa célèbre source d’eau, mais aussi ses lacs, ses rivières et ses forêts de pins, cette région du Nord Est de l’Amérique qui porte d’ailleurs le surnom de “Pine Tree State” nous a immédiatement séduit : son décor féerique d’abord, mais également, et surtout, sa population qui nous a réservé un chaleureux accueil.
Des voisins en or
En effet, notre motorhome à peine parqué que déjà nos voisins de camping venaient à notre rencontre. Ce qui, nous le constaterons rapidement, est une coutume ici aux Etats-Unis. “Vous êtes de New York ?”, nous ont-ils interpellés en désignant nos plaques d’immatriculation. “Oui, et non…”, avons nous répondu en leur expliquant que nous étions Suisses et que nous envisagions de sillonner tout le pays au gré des saisons et des envies. Ni une ni deux, tous ont retroussé leurs manches pour nous aider à installer notre nid. Tandis qu’un couple s’affairait autour de la marquise, un autre nous offrait du bois et un troisième nous expliquait comment brancher la conduite des eaux usées… Autant de conseils et de petits gestes de solidarité qui nous ont touchés.
Thank you !
Tout ça pour dire que nous avons rencontré ici d’authentiques Américains, dont la majorité provient de l’Etat du Maine et qui a choisi Poland Spring comme destination de vacances, ou tout simplement pour célébrer la fête nationale américaine du 4 juillet.
La fête nationale américaine du 4 juillet: un régal pour les yeux... et les oreilles! Avec funny Cody à gauche.
Parmi ceux-ci, Jeremy, son épouse Lisa et leurs deux fils, Gage et Cody. Une sympathique famille établie dans le comté d’Auburn situé à quelques kilomètres au nord est de Poland Spring où nous avons d’ailleurs été invités pour une soirée inoubliable
Thank you Lisa... and sweet Gage!
Jeremy: the boss!
Jessi et son mari Dan, un mordu de pêche qui s’arrête chaque jour pour nous présenter ses prises ou nous faire déguster sa recette du brochet mariné et cuit au feu de bois, figurent eux aussi désormais dans la liste de nos nouveaux amis. Sans oublier Peter et Doriane avec qui nous partageons de franches rigolades
Dan, all of fame... Miam!
See you soon Peter and Doriane...
Un cousin de la pétanque
Autre particularité de ce séjour dans le Maine, la découverte du horseshoes : “un sport national et très populaire”, comme on nous l’a expliqué lors du tournoi régional de Poland Spring tenu dimanche dernier.
Le horseshoes, un sport très populaire aux Etats-Unis.
Visera, visera pas?
Un sport qui peut s’apparenter à notre pétanque, à la différence qu’il se pratique par équipes de deux joueurs avec deux fers à cheval par participant plutôt qu’avec des boules, et que le cochonnet est remplacé ici par une tige métallique dans laquelle les lanceurs doivent tenter d’emboîter leurs fers à cheval.
Damned, encore raté!
Pour l’avoir essayer, je peux vous dire que ce n’est pas gagné d’avance
Encore une étape supplémentaire inscrite à notre périple : une étape importante puisque nous avons emménagé dans ce qui nous servira de maison mobile pour les prochains mois, voire plus… Mardi dernier, nous avons en effet pris possession de notre motorhome (voir archives du début juin) : toute une expédition avec quelques belles montées d’adrénaline ! Car se mettre au volant de cet engin de près de dix mètres de long, sans compter la remorque qui tracte la voiture destinée à nos déplacements d’étapes, soit un convoi au total d’environ quinze mètres de long pour une hauteur de plus de trois mètres, c’est un peu comme devenir chauffeur de poids lourd en un clin d’œil, et sans cours de conduite spécifique s’il vous plaît. Mais les routes de l’Est américain n’auront pas eu raison de nous. “La destination est proche”, pour reprendre les termes indiqués par notre GPS. Ouf !
Heureux de se mettre en vert
Pour pendre la crémaillère de notre nouveau “chez nous” en bonne et due forme, nous avons choisi la bourgade de Little York, à près de cent cinquante kilomètres à l’ouest de New York City.
Et c’est au Mountain View Campground, au coeur d’une des nombreuses et vastes forêts de feuillus de l’Etat du New Jersey, l’Etat des jardins, le “Garden State” comme il est surnommé à juste titre, que nous avons installé notre campement pour quelques jours. Et débuté notre nouvelle vie de nomades, le tout bercés par le ballet de lucioles volantes et le chant des grillons une fois la nuit tombée, ou celui des oiseaux au petit matin : un vrai paradis après quatre mois passés dans la jungle urbaine de Manhattan !
Notre premier campement dans les forêts de Little York.
Gérer cet important convoi, dont la remorque qui tracte notre voiture pour nos déplacements d’étapes, c’est un peu comme devenir chauffeur de poids lourd en un clin d’œil. P.S. Pour ceux et celles qui nous suivent depuis le début, vous aurez remarqué que nous avons changé de voiture... Les Allemandes sont tellement plus fiables
Au menu de la pendaison de crémaillère: une grillade bienvenue!
La nature à l'état brut..., à quelques mètres de notre campement.
Haut en couleur et… bas en tenue !
Après cette parenthèse bienvenue, et avant de mettre le cap sur le Nord, nous faisons actuellement une ultime et brève escale à New York City pour y accueillir des proches. L’occasion d’un dernier tour de ville où, en ce dimanche caniculaire de juin, nous avons fortuitement vu défiler l’importante communauté homosexuelle new-yorkaise lors de sa parade annuelle de la Gay Pride : un défilé haut en couleurs et ma foi… bas en tenue !
La parade de la Gay Pride de New York, ici sur Broadway à deux pas de l'Empire State Building.
Haut en couleurs...
Et des airs de carnaval.
Prochain rendez-vous dans l’Etat du Maine
Jeudi 1er juillet, nous poursuivrons notre aventure avec une nouvelle escale dans l’Etat du Maine, via les Etats du Connecticut, de Rhode Island, du Massachusetts et du New Hampshire. Et sommes impatients de célébrer la fête nationale américaine du 4 juillet à défaut d’un 1er août 100% suisse au Prabé sur les hauts de Savièse où nous avions l’habitude nous retrouver entre proches et amis Sur cinquante Etats américains, nous en aurons ainsi déjà sillonné huit, y compris celui de New York, celui de Pennsylvanie et du New Jersey. Mais la route est encore longue… En attendant, rendez-vous à Poland Spring dans le Maine.
(Photos: Christine Schmidt)
En marge de la Coupe du Monde de football à laquelle les Etats-Unis participent et se vantent d’ailleurs d’avoir “battu” l’Angleterre 1 à 1, il est une communauté ici en Amérique qui n’en a cure de ce grand rendez-vous sportif (cela dit, bravo à l’équipe suisse pour sa victoire contre l’Espagne). Ce sont les Amish de Pennsylvanie, les vrais de vrais, ceux qui vivent en marge de toute évolution technologique, ceux-là mêmes que nous avons eu la chance de rencontrer durant notre récente escale dans ce splendide Etat.
D’une superette new-yorkaise au comté de Lancaster
L’histoire débute à New York, sur la neuvième Avenue, dans un petit supermarché de quartier où j’ai pris l’habitude de faire mes courses : le “Amish Market”. Les produits qui y sont vendus sont biologiques, et issus pour la plupart des fermes amish de Pennsylvanie. Ces Amish, nous en avions vaguement entendu parler, sans vraiment savoir qui ils étaient. Jusqu’à notre séjour en Pennsylvanie, dans le comté de Lancaster.
Attention… calèches !
Imaginez que vous circulez sur une route secondaire à travers forêts et petites villes de campagne lorsque soudain débouche dans un carrefour une petite calèche noire tout droit sorti d’un autre espace-temps. A son bord, un couple. Monsieur tient les rênes. Il arbore une grande barbe et porte un costume sombre ainsi qu’un chapeau noir, tandis que sa passagère nous sourit, tout en réajustant son chignon coiffé d’un petit mouchoir blanc… Bienvenue chez les Amish !
Une autre version de “La petite maison dans la prairie”
Cette sympathique et très pieuse communauté nous a rappelé la famille Ingles de la célèbre série télévisée “La petite maison dans la prairie”. Découvrir son univers, sa langue qui s’apparente d’ailleurs à l’un de nos dialectes suisses alémaniques, ses coutumes et ses rites très stricts, lui interdisant tout accès au modernisme préférant vivre en harmonie avec la nature, quasi en totale autarcie donc, et allant jusqu’à lui refuser d’être prise en photo, nous ont donné l’impression de remonter brusquement le temps. De se retrouver au XVIIIème siècle. Un vrai choc culturel ! Un peu comme si nous feuilletions un vieil album photo. L’impression somme toute de côtoyer des gens d’un autre monde. Ou peut-être est-ce nous qui venons d’une autre planète…
(Pour en savoir plus, voir aussi le film «Amish Grace» inspiré d’une histoire vraie; ainsi que le site www.wikipedia.org «Amish»)
(photos Christine Schmidt / DR)
Sur les routes de Pennsylvanie, les collines verdoyantes et les forêts ont remplacé les buildings et le macadam new-yorkais.
Voilà plus d’une semaine que nous avons quitté la Grosse Pomme pour nous installer en Pennsylvanie, un magnifique et paisible Etat situé à trois heures de route de New York, à l’ouest du New Jersey. Là, les collines verdoyantes et les forêts ont remplacé les buildings et le macadam new-yorkais: une vraie bouffée d’air frais! Vivent les pique-nique, les grillades, les parcours de golf, les matches de baseball des Philadelphia Phillies, ainsi que ceux de la célèbre équipe de hockey des Flyers Philadelphia…
Home sweet home
Nous avons posé nos valises dans un petit motel de la ville d’Adamstowns, une région connue pour avoir été colonisée par des Hollandais et des Allemands, mais réputée aussi et surtout pour être habitée par des communautés amish (à découvrir dans un prochain article). Une région qui, nous a-t-on dit, regorge de vendeurs de motorhomes et autres caravanes… C’est qu’il est temps de préparer la suite de notre aventure. Et d’acquérir notre nouvelle maison, un motorhome avec lequel nous sillonnerons dès fin juin les routes du nord des Etats-Unis en direction de l’Ouest.
La chance nous a souri puisque en moins de deux jours, nous avons trouvé ce que nous cherchions: un home sweet home made in usa, spacieux et confortable. Un véhicule suffisamment puissant pour nous permettre de tracter notre voiture. La vie de château…
Notre nouveau home sweet home avec lequel nous sillonnerons l'Amérique dès fin juin.
Deux pièces avec tout le confort... La vie de château!
Nous voilà donc prêts à poursuivre notre périple, le temps de rentrer sur New York pour un dernier tour de ville, déménager nos affaires et rendre les clés de notre appartement.
A nous l’aventure!
(photos: Christine Schmidt)
Jimmy Glenn…, ce nom ne vous dit rien ? A vrai dire, nous ne le connaissions pas jusqu’à ce que nous le rencontrions un soir lors d’un détour par la 44ème rue à l’est de Times Square. C’est au Jimmy’s Corner, le bar qui porte son nom et dont il est le patron depuis plus de trente ans, que cette belle rencontre s’est produite. Un petit bar que les initiés et passionnés de boxe fréquentent…
Jimmy Glenn fut l'entraîneur de nombreux jeunes boxeurs, dont le célèbre Mohamed Ali que l’on peut d’ailleurs quelques fois croiser au Jimmy’s Corner.
Là, dans ce pub tout en longueur, il n’est pas un centimètre sur les murs, tout comme sur le zinc du bar sans une photographie représentant un combat de boxe, un boxeur ou un souvenir de la carrière de notre hôte.
Le Jimmy's Corner.
De la Caroline du Sud à New York
Car Jimmy, du haut de ses presque deux mètres, fut l’un des boxeurs amateurs les plus titrés de sa catégorie sur la côte est des Etats-Unis dans les années 1940 avant de ranger ses gants pour devenir promoteur, manager et entraîneur de nombreux jeunes boxeurs, dont le célèbre Mohamed Ali que l’on peut d’ailleurs quelques fois croiser ici au Jimmy’s Corner.
Jimmy, du haut de ses presque deux mètres, fut l’un des boxeurs amateurs les plus titrés de sa catégorie sur la côte est des Etats-Unis dans les années 1940. Il est aujourd'hui âgé de 80 ans.
“Lorsque j’ai quitté ma Caroline du Sud natale, après avoir servi mon pays durant la deuxième guerre mondiale, c’est à New York où ma mère s’était installée quelques années plus tôt que j’ai décidé de faire ma vie.”
La boxe comme remède contre la criminalité
Sa nouvelle existence, il la bâtira autour de trois piliers : “la volonté, la loyauté et le respect”, comme il le souligne. D’abord mécanicien dans une buanderie publique, puis livreur, chauffeur de poids lourds et vendeur, Jimmy a cumulé les petits emplois. Tout en se consacrant à sa passion pour la boxe dans une salle de gymnastique de Times Square où il initiera bon nombre de jeunes à ce sport, puis dans une église désaffectée de Harlem, au nord de Manhattan. Une période qui représentait pour lui “une façon d’œuvrer pour la communauté et de préserver les jeunes de ce quartier de la criminalité qui faisait alors rage dans la rue”.
Et d’en faire de vrais champions, à l’instar de Cassius Clay qui deviendra le célèbre Mohamed Ali que l’on connaît, “le meilleur boxeur de tous les temps”, comme l’affirme encore Jimmy.
Une belle et inoubliable rencontre...
” Pa capona ! ” Pas question de capituler ! C’est la devise des Saviésans d’autrefois…, et d’aujourd’hui toujours. C’est la nôtre aussi. Et encore plus depuis que nous avons débarqué à New York où il a fallu que nous nous soumettions au système. Un système fait de passages obligés et de paperasserie indispensable pour vivre notre rêve américain en toute liberté, dans le pays ” de la liberté “…
Do you speak deutsch ?
C’est donc une course aux documents qui m’a occupée ces derniers jours: un vrai marathon qui m’amena notamment au Consulat suisse, avec ses fonctionnaires, leurs protocoles et leurs horaires… ” Bureaucratie… quand tu nous tiens ! ” Et oui… Là, assise dans la salle d’attente, j’ai eu une pensée nostalgique de ” l’époque ” Raymond Loretan (photo Olivier Maire), lui que nous avions rencontré ici à Manhattan en 2006 juste avant qu’il ne quitte son poste de consul général de Suisse à New York.
Car depuis son départ, et l’arrivée de son successeur Christoph Bubb, le Consulat suisse a pris des airs de ” Röstigraben “, avec une forte majorité de collaborateurs suisses alémaniques, et seuls quelques très rares employés romands…
A chaque ère sa suprématie linguistique me direz-vous.
Tout roule !
Le marathon s’est poursuivi avec chaque jour son lot d’embûches. Mais après plusieurs miles à trotter d’un quartier à l’autre de la ville pour accéder aux divers offices administratifs, ma persévérance et ma patience ont fini par payer.
A moi maintenant les précieux sésames ! Parmi ceux-ci, mon permis de conduire, le provisoire du moins que j’ai décroché au terme d’un redoutable test écrit, aux questions tortueuses qui m’ont donné bien du fil à retordre. D’autant que j’avais devant mes yeux une copie en anglais tandis qu’il existe une version française dont j’ignorais l’existence…
Une migraine et deux heures plus tard, mon permis en poche, nous sautions dans un métro direction le Queens, vers un long boulevard qui regorge de garages et marchés de l’automobile pour choisir notre nouvelle voiture : une Volvo V40 d’occasion que l’on nous cédera contre 8700 dollars, pile-poil dans notre budget. Ne reste plus qu’à immatriculer le véhicule et conclure un contrat d’assurance avant de pouvoir prendre la route et se mettre à la recherche de notre nouveau ” home sweet home ” motorisé. Ouf !
Notre nouvelle voiture : une Volvo V40 d’occasion que l’on nous cédera contre 8700 dollars, pile-poil dans notre budget.
Obama annonce la couleur
Dans cette course à la paperasserie, il est un autre sésame que je me devais d’obtenir: une accréditation officielle délivrée par le gouvernement américain qui est censée m’ouvrir de nombreuses portes, dont celle de la Maison Blanche, la résidence officielle du président des Etats-Unis où se tiennent la plupart des conférences de presse du gouvernement américain. Et auxquelles je me réjouis d’assister, juste dans l’espoir de rencontrer Obama dont la cote de popularité est, cela dit, au plus bas ces jours-ci. C’est du moins ce que prétendent les sondages et les médias américains, ceux qui se font les porte-parole de la société aisée, ” les riches à qui l’on prend pour donner aux pauvres “.
Dans cette course à la paperasserie, il est un autre sésame que je me devais d’obtenir: une accréditation officielle délivrée par le gouvernement américain.
C’est que le président des Etats-Unis avait annoncé la couleur en déclarant vouloir privilégier les défavorisés, les exclus et ceux qui jusqu’alors étaient marginalisés. Et lorsque l’on évoque ici les élections à venir, tant celles du Sénat prévues en novembre prochain que la prochaine présidentielle, le débat fait rage entre les défenseurs d’un capitalisme pur et dur et ceux qui, à l’inverse, prônent un état plus social. Quoiqu’il en soit, si le peuple américain des ghettos et de la rue à qui Obama promet la lune se mobilise, ce sera sans doute une nouvelle victoire pour l’actuel chef d’Etat afro-américain. Réponse en novembre 2012.
Le président Obama, proche du peuple comme à son habitude. Ici lors de sa campagne électorale de 2008.