Crazy Manhattan!
C'est le printemps à Times Square:)
Un cliché pour toutes mes collègues, et pour toi Cath en particulier… Lui ai donné ton numéro de téléphone et ton adresse mail…
A deux pas du World Trade Center, un vieux building qui résiste...
Voilà plus de deux semaines que la Grande Pomme nous a accueillis. Et chaque jour passé à flâner dans les rues de Manhattan nous émerveille. Tandis que les habitués des lieux ne lèvent quasi plus les yeux pour admirer les gratte-ciel, nous prenons le temps d’observer, et d’essayer de comprendre comment il est possible de défier ainsi les lois de la physique… Comment, à l’époque surtout, ces énormes buildings ont été construits. Pour celles et ceux qui n’ont encore eu la chance de découvrir New York City, mais aussi pour celles et ceux qui en sont nostalgiques, voici quelques clichés…
Juste pour le fun et avoir cette impression de pouvoir gratter le ciel du bout des doigts.
Un ciel immaculé sur le célèbre Empire State Building.
Notre coup de coeur, au centre de Manhattan, ou comment défier les lois de la gravité...
A qui la plus haute tour?
A Chinatown aussi, l'architecture typique se confond avec la plus traditionnelles des citadines.
Un café dans une église? Voilà qui devrait susciter quelques réflexions...
L’île de Manhattan dénombre une multitude d’églises, dont la plus connue – et la plus visitée – n’est autre que l’imposante cathédrale Saint Patrick, située sur la 5ème Avenue. Mais il en existe bien d’autres encore, plus discrètes, et pourtant tout aussi mystiques…
Parmi les plus originales, l’église Heavenly Rest, que nous avons découvert en bordure de Central Park, sur la 90ème rue, à deux pas du Guggenheim Museum. Et qu’elle ne fut pas notre surprise d’y trouver un sympathique petit café, là dans la chapelle de ce magnifique édifice à l’imposante architecture gothique. Son nom ? Le Heavenly Rest Stop: l’Auberge du paradis. Un établissement très particulier, où saint Pierre a cédé sa place et par la même occasion les clefs du paradis à une charmante serveuse.
Un café dans une église? Pourquoi pas? Voilà peut-être une idée pour remplir nos lieux de culte, souvent délaissés par les paroissiens…
Bon dimanche !
Chose promise, chose due... Une image pour tous les pompiers valaisans, et en particulier pour mon "assistant" préféré, David Vaquin...
C'est promis, la prochaine fois, nous prendrons le temps de trinquer, ici au "Frankie & Johnnie's Steakhouse", là où Michael Douglas a ses habitudes... Tout comme nous pour ces prochains mois...
Tandis que mon ex red en chef fait son petit cinéma hebdomadaire, et bien nous, nous avons la chance de côtoyer les plus grandes stars du cinéma, ici à Manhattan, en marge de la cérémonie des Oscars prévue ce dimanche soir à Los Angeles. C’est ce qui nous est arrivé hier soir dans un Steak House du centre ville, le « Frankie & Johnnie’s ».
Michael Douglas et Catherine Zeta-Jones comme voisins de table
A l’instar de chaque restaurant américain, ou presque, il est de coutume d’être accueilli par une hôtesse qui se charge de vous débarrasser de vos manteaux et de vous installer à une table. Week-end oblige, ce Steak House – l’un des plus prisés de la ville – affiche complet ce soir. Nous sommes donc invités à prendre un verre au bar, en attendant qu’une place se libère. Un verre de Pinot gris plus tard, notre hôtesse nous fait signe… Et nous indique une petite table : « C’est celle-là, là dans le coin, à côté de celle où se trouve Michael Douglas… Cela vous convient-il ? » Nous avons d’abord cru à une plaisanterie. Mais non… Il s’agissait réellement du vrai, de l’unique Michael Douglas, ce célèbre acteur et producteur natif du New Jersey qui nous fit découvrir le Golden Gate Bridge dans la série « Les rues de San Fransisco », avant de partager la vedette – et un pic à glace- avec la sublime Sharon Stone dans « Basic Instinct »… Lui qui, dans les années huitante, nous avait fait frissonner dans ce film d’aventure intitulé « A la poursuite du diamant vert », aux côtés de Kathleen Turner. Une actrice avec qui il fut également mis en scène dans un autre long métrage que nous avions aussi beaucoup apprécié : « La Guerre des Rose »…
Un repas en famille
Rares sont ceux parmi les très nombreux clients du restaurant qui semblaient étonnés par la présence de la star. C’est du moins ce que l’on voulait nous faire croire, tandis que nous étions pour notre part totalement fascinés. Et c’est peu dire… Notre prestigieux voisin de table était notamment accompagné par son épouse, l’actrice Catherine Zeta-Jones, et leurs deux jeunes fils, Dylan et Carys. Mais pas question de jouer les groupies fanatiques et de les déranger dans ce qui, de toute évidence, était un repas familial.
Tout vient à point à qui sait attendre
Nous saurons être patients… Et en échange de quelques dollars glissés dans la poche du chef de salle du restaurant, nous serons avertis en temps voulu avant qu’ils ne quittent les lieux. Notre mission ? Immortaliser ce moment unique en compagnie de la star. Notre patience aura porté ses fruits et sera vite récompensée puisque vingt minutes plus tard, le chef de salle nous fait un clin d’œil en s’adressant à Michael Douglas… Ni une ni deux, nous nous levons et interpellons l’acteur, le flattons quelque peu, et l’invitons à poser devant le petit objectif de notre téléphone portable, ce que Michael Douglas, en bon gentleman qu’il est, accepte sans rechigner. Il est de toute évidence ravi d’apprendre que sa popularité dépasse de loin les frontières des Etats-Unis. Nous échangeons quelques propos sur son actualité cinématographique, ses derniers films notamment, « Wall Street : l’argent ne dort jamais », réalisé par Oliver Stone, ou « Knockout »…, mais aussi sur cette presse de boulevard américaine à l’affût du moindre scandale, une presse qu’il n’apprécie guère et qui, ces derniers jours encore, faisait ses choux gras avec l’affaire Cameron Douglas, son fils de 31 ans accusé de trafic de drogue. Bref, une presse avec qui il doit sans cesse négocier, comme tant d’autres célébrités d’ailleurs… Dur, dur d’être une star !
La photo est en boîte. Nous échangeons quelques dernières politesses avant de libérer notre interlocuteur attendu par son épouse qui se produit ces soirs-ci dans un théâtre du quartier. C’est promis, la prochaine fois, nous trinquerons ensemble, toujours ici au « Frankie & Johnnie’s Steak House », là où Michael Douglas a ses habitudes, comme nous dès ce soir et pour toute la période de notre séjour à New York City.
Ben oui: C'est Michael Douglas!!!
Loin des sentiers valaisans, les rives du réservoir Jacqueline Kennedy Onassis, au coeur de Central Park, nous servent désormais de terrain de jogging...
Good morning America! Nous y sommes, enfin! Ce sont les sirènes des pompiers et le chant incessant des klaxons qui nous ont accueillis, ici au coeur de Manhattan où nous avons déposé nos (très nombreux) bagages. Nous avons troqué notre douillette cabine du cargo Amber pour un petit appartement situé sur la 45th Sreet, entre la 8ème et la 9ème Avenue, soit à deux pas du célèbre Times Square, un quartier que nous connaissons bien puisque nous y faisions escale lors de nos dernières visites touristique. Notre logement n’est pas l’un des ces appartements de luxe 5 étoiles de Park Avenue, loin de là, mais pour un loyer de 1300 $ par mois, nous ne pouvions pas espérer plus idéal. Et c’est toujours mieux que la bouche du métro: “Casse-toi tu pues et marche à l’ombre…”
Sur les traces de Marathon Man…
Notre nouvelle vie de citadins s’organise gentiment. “Step by step”, comme on dit ici (un pas après l’autre)… Nous prenons nos marques et de nouvelles habitudes. A l’instar de très nombreux New-yorkais, c’est par exemple à Central Park que nous nous baladons chaque matin, sur les traces de Dustin Hoffman dans le célèbre film “Marathon Man”. Nous avons aussi déjà repéré les plus sympathiques bars du quartier, ainsi que plusieurs supermarchés à bon prix, histoire de garnir notre nouveau frigo. Car la vie est relativement chère sur l’île de Manhattan, mais avec un peu de bon sens, et les précieux conseils de nos amis suisses établis ici depuis plusieurs décennies déjà (à lire dans un prochain article), nous ne figurons pas dans la catégorie des “touristes pigeons”. Un bon point déjà pour nous…
Central Park, un havre de paix...
Un policeman comme on voit hélas de moins en moins à Manhattan.
Times Square, où la vie est un rêve, n'est-ce pas mesdemoiselles?
Après le déluge et la pluie, le beau temps... Enfin!
Samedi 27 février : ce dernier jour à bord de l’Amber est relativement agité, comme la plupart des jours précédents d’ailleurs. Durant l’ensemble de la traversée, l’océan ne nous aura pas épargnés, avec sa houle quasi incessante, et des vagues hautes en moyenne de 5 à 6 mètres, mais toujours sans aucun signe de mal de mer… Aurions-nous réellement le pied marin ?
Cela dit, nous avons une nouvelle fois, la nuit passée, retardé nos montres d’une heure. Voilà une autre particularité de cette traversée de l’Atlantique par voie maritime : passer progressivement et tout en douceur d’un fuseau horaire à un autre, six en tout. Histoire de permettre à notre organisme de s’habituer peu à peu au nouveau rythme que sera le nôtre sur la côte Est des Etats-Unis dans un premier temps. Une côte que nous ne devrions d’ailleurs pas tarder à apercevoir. Ce devrait être pour dans la soirée si l’on en croit notre capitaine qui nous a promis un détour par la Statue de la Liberté. Le champagne est au frais, prêt à être sabré pour marquer l’événement…
Notre sentiment à quelques heures du débarquement ? Nous sommes à la fois nostalgiques et impatients. Nostalgiques de cette quinzaine passée à bord, mais aussi impatients d’avoir des nouvelles de nos proches et de nos amis après un silence radio forcé, sans connexion Internet, ni téléphonique durant neuf jours. Nous sommes également impatients d’être enfin à nouveau connecté à la réalité et à l’actualité, la dernière nouvelle qui nous ait été transmise étant celle du superbe sacre olympique en descente du skieur valaisan Didier Défago. Bravo Didier et vive le Valais !
Contre toute attente, le système D fonctionne à merveille.
Mardi 23 février : nous avions souvent entendu dire que l’air du large ouvrait l’appétit. Ce n’est pas un mythe, nous en avons la certitude à présent. Et si nous bouleversions les habitudes de notre cuistot philippin en proposant aujourd’hui à l’équipage de déguster… une raclette ? L’occasion pour nos marins de découvrir -pour la première fois !- un plat typiquement valaisan. Le fromage, provenant d’une laiterie d’alpage du Haut-Plateau, est resté bien au frais dans le frigo de notre cabine, tout comme notre réserve personnelle de fendant d’ailleurs… Notre capitaine nous donne son feu vert, sourire en coin.
Le fourneau à raclette ne faisant partie des ustensiles habituels de l’équipement de cuisine notre cargo, reste à trouver un moyen de faire fondre ce précieux fromage à la mode valaisanne. Mais comment ? Dans le four ? Non… Sur le rebord d’une plaque de la batterie de cuisine peut-être ? Non plus… Et si l’on demandait au chef machiniste un de ces petits chalumeaux à gaz utilisés habituellement pour souder la tuyauterie ? Euréka ! Contre toute attente, notre système D fonctionne à merveille.
Monsieur au fourneau, au chalumeau pardon, et madame au service, notre initiative a séduit l’équipage qui s’en est léché les babines.
A peine le port d’Algeciras et le canal de Gibraltar franchis que notre capitaine nous informait, carte en mains, qu’un cyclone se dirigeait droit sur nous, obligeant l’Amber à mettre le cap sur le Nord afin de contourner la tempête plutôt que de tracer la route plein Ouest.
Lundi 22 février : contrairement à ce que l’on nous avait annoncé, ce séjour à bord du cargo Amber n’a rien d’ennuyeux, chaque jour nous réservant de nouvelles surprises. Neuf jours déjà que nous avons embarqué et cette croisière rétrécit comme peau de chagrin…
A peine le port d’Algeciras et le canal de Gibraltar franchis que notre jeune capitaine Sergo nous informait, carte en mains, qu’un cyclone se dirigeait droit sur nous, obligeant l’Amber à mettre le cap sur le Nord afin de contourner la tempête plutôt que de tracer la route plein Ouest. Bien vu, sauf que le cyclone en question a, lui aussi, choisi un nouvel itinéraire pour nous frapper de plein fouet hier soir. Et nous entraîner dans son tourbillon avec des vagues de près de… 10 mètres de haut ! Brrrr !
Nous ne sommes pas prêts d’oublier cette nuit à chercher en vain le sommeil, tantôt projetés d’un côté, tantôt balancés de l’autre, avec l’étrange et angoissante sensation que notre embarcation pourrait chavirer. Le plus surprenant, c’est que nos estomacs aient tenu le coup. Même l’équipage en fut tout étonné, et nous assura qu’après une telle furie nous ne risquions plus d’avoir le mal de mer… Parole de matelots.
La vie de Reine pour Titine
« D’où décollez vous ? » Cette question nous a été posée à maintes reprises ces dernières semaines… De nulle part, puisque nous avons choisi, vous l’aurez compris, de rejoindre l’Amérique par la voie maritime, à bord d’un cargo fret.
Comme les colons d’autrefois
Pourquoi un cargo ? Pour voyager autrement. Pour vivre une expérience unique. Embarquer à bord d’un cargo à la conquête du Nouveau Monde, c’est un peu comme renouer avec la légende. C’est suivre la trace des colons d’autrefois, de ces grands explorateurs des siècles passés. C’est emprunter des itinéraires qui ont fasciné des générations entières de matelots. C’est aussi partager le quotidien des marins. C’est découvrir l’extraordinaire effervescence des ports. C’est prendre le temps de profiter de ce que la mer et l’océan offrent de plus beau, comme cette rencontre ce matin encore avec un groupe de dauphins… C’est, enfin, prendre le temps de vivre, tout simplement.
Un géant des mers
L’Amber, un géant des mers : 283 mètres de long pour 33 mètres de large, et 62 000 chevaux sous le capot !
Jeudi 18 février : voilà six jour déjà que nous avons pris nos quartiers à bord de l’Amber, un géant des mers battant pavillon britannique, pesant 19 000 tonnes à vide, plus de 60 000 chargé, long de 283 mètres, haut de 22 mètres, et large de 33 mètres, avec 62 000 chevaux sous le capot. Sa consommation ? 50 000 litres de carburant par jour à vitesse maximale, soit environ 50 kilomètres à l’heure. Pas très écolo, j’en conviens… « Nous ne naviguons toutefois pas à plein régime, notre vitesse avoisinant 27 kilomètres à l’heure », explique notre capitaine, Mariano Sergo, un jeune croate de 33 ans. Ce qui explique aussi pourquoi nous avons mis six jours pour relier Gènes à Gibraltar, avec une escale de plus de 48 heures à Fos-sur-Mer, non loin de Marseille, pour charger de nouveaux containers destinés à l’exportation vers les Etats-Unis.
Le pied marin
La vie à bord est réglée comme du papier à musique : petit-déjeuner, activités sportives, balade sur le pont, détente, dîner, sieste, apéro, souper, et parties d’échecs…, le paradis sur mer somme toute. Nous sommes comme de vrais coqs en pâte, grâce entre autres à notre cuistot philippin qui nous soigne aux petits oignons. Et si la Méditerranée fut parfois capricieuse, elle n’eut pas raison de nous. Espérons que les eaux de l’Atlantique que nous affronterons dès demain, pour neuf jours sans escale, ne nous fassent pas perdre notre pied marin. Silence radio oblige durant cette traversée, sans connexion Internet, ni téléphonique, rendez-vous à New York…
P.S. Merci à toutes et tous pour vos nombreux messages d’au revoir See you soon.
L’heure de l’embarquement à Gènes : les bagages d’abord, et à dos d’homme s’il vous plaît !
Sur le « desk » E, au sixième étage, notre suite ma foi très confortable
Comme des coqs en pâtes grâce notre cuistot philippin qui nous soigne aux petits oignons.